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PARTAGER LE SAVOIR,

SEMER LA LUMIÈRE

Vous trouverez ici un ensemble de ressources mises à disposition pour prolonger, approfondir ou simplement revisiter les contenus abordés lors de nos activités, ateliers et séminaires.

Vous y découvrirez des documents PDF, des présentations, ainsi que des liens et références utiles en lien avec nos thématiques : cheminement personnel, pédagogie, santé holistique, et bien plus encore. Ces supports sont pensés comme des outils d’inspiration et d’ancrage, à explorer à votre rythme.

LES RESSOURCES SERONT BIENTÔT DISPONIBLES…

 

Comprendre le langage d’ECLAT

Les définitions qui suivent sont le fruit d’un travail collectif mené par les administrateurs d’ECLAT.
Ce lexique vous accompagnera dans la lecture de nos différentes ressources pour comprendre comment l’ECLAT veut communiquer…

Espace

L’espace c’est l’ouverture de l’existence, l’apparition de dimensions qui permet à la pluralité de surgir et de coexister, au sens physique ou métaphysique (espace affectif, imaginaire, angélique, divin). Lorsqu’il est circonscrit, déterminé, voire sécurisé, il forme un périmètre posé avec conscience, en vue de protéger et de nourrir les relations, permettant à chacun d’exister à sa place et d’y respirer sans crainte, de se déployer sans peur. Il peut être commun, mais il est perçu par chacun selon sa position et sensibilité : il permet donc la communion des perspectives. Il permet aussi l’accueil de l’altérité dans la variété de ses visages. Il donne lieu aux interactions concrètes entre les êtres, que ce soit comme un champ cultivé, une arène d’émulation, un séminaire d’instruction ou encore un temple de célébration.

Culture

La culture c’est un héritage vivant et une mémoire en mouvement, qui relie les générations, les récits, les gestes et les valeurs. Elle est l’humanité que nous tissons ensemble, qui définit notre niveau d’éducation, de connaissance de notre milieu de vie, et qui s’exprime dans les convictions, les représentations, les techniques et les arts. Elle concerne l’humain dans toutes ses dimensions, aussi bien le corps, que l’âme et l’esprit. Elle nous permet de construire notre identité, d’affirmer nos choix et nos différences, sans pour autant nous renfermer sur nous-mêmes. Par les mœurs et les habitudes qu’elle induit, elle donne à chaque communauté son caractère distinctif propre, sa signature particulière. Prise dans son sens actif, elle est une croissance surveillée, accompagnée, qui vise aussi bien la floraison que la nutrition, c’est-à-dire l’embellissement et l’accroissement. Elle est le déploiement harmonieux de notre humanité, ce qui la rend féconde et admirable. Elle permet à l’humain d’exercer pleinement son statut de représentant de Dieu sur terre (khalîfatu’llah), d’atteindre la perfection qui lui incombe, chacun selon sa propre mesure.

Liberté

La liberté est l’exercice conscient et sans contrainte du don précieux qu’est notre libre-arbitre, capacité que nous avons d’agir en conscience, et de nous déterminer nous-mêmes dans une certaine mesure. Le libre-arbitre est une semence, une disposition, une virtualité, la liberté en est le fruit, l’exercice, l’acte. Assumée dans le respect de celle d’autrui, elle nous permet de dire oui ou non sans peur de se désavouer. Lorsqu’elle est exercée avec justesse, elle devient l’expression de notre accord avec nous-mêmes, de notre fidélité active à nous-mêmes, à nos valeurs, à notre Créateur.
C’est aussi un droit sacré qui conditionne l’épanouissement de notre libre-arbitre : en ce sens la vraie liberté ne peut être atteinte que dans la reconnaissance interpersonnelle. C’est le sentiment d’absence de contrainte, de pouvoir agir à sa guise, sans se sentir jugé ou réprimé. Elle est en quelque sorte le don de soi à soi, c’est-à-dire la remise entre nos mains de notre destinée, la capacité de nous créer nous-même.
Elle est un dépôt sacré (âmana), dont nous devons répondre, elle implique donc essentiellement la responsabilité. Comme elle est un don reçu et limité (circonstances, caractère, destin, …), elle doit se régler sur une norme supérieure, à savoir les valeurs morales. Spirituellement parlant, et de manière apparemment paradoxale, la liberté se libère à mesure qu’elle se soumet à ce qui la surpasse. Être soumis à Dieu (islam), qui est Liberté Parfaite, c’est être pleinement libre en soi-même et vis-à-vis de la créature.

Accomplissement

L’accomplissement c’est atteindre la fin de son désir, de son souhait, de sa volonté, de son projet. C’est ce qui permet de progresser, car chaque accomplissement étant un résultat acquis, il peut servir de base à un nouvel élan, et donner carrière à l’âme pour aller toujours plus loin, toujours plus haut. C’est aussi ce qui procure un profond sentiment de satisfaction intérieure, d’alignement avec soi-même, en dépit de tout inconfort ou contrariété.
En ce sens, la vraie source des jouissances n’est pas la consommation passive de contenus ou de substances, mais la création active qui atteint des résultats et donne expression et consistance à notre personne. C’est la finalité de notre humanité, collective ou singulière, dans le sens qu’il est la réalisation de notre vocation et talent, et la récompense de notre fidélité à cet appel intérieur.
Accomplir, c’est d’abord S’accomplir, identifier notre rôle dans la création, notre raison d’être unique et irremplaçable, suivre la direction bien orientée qui nous permet d’être là où Dieu veut que nous soyons, c’est-à-dire là où nous devons être pour être nous-mêmes, pour nous parachever, pour relayer par un libre consentement l’Acte d’Amour qui nous a établi dans l’existence. Il est le fruit du bon usage de notre liberté.

Tous

« Tous » signifie d’abord toute personne, quelle qu’elle soit, telle qu’elle est, sans limite d’âge, de genre, de culture ou de religion. Le terme répond à une exigence morale d’universalité, qui refuse d’abandonner qui que ce soit au bord du chemin, qu’il soit fragile, indécis, voire dérangeant. C’est un appel à la communauté humaine dans son ensemble, à faire acte d’humanité commune, en dépit des désaccords qui peuvent surgir.
C’est l’affirmation franche de notre origine et finalité communes, sous l’égide du modèle de l’humanité accomplie, quel que soit le nom qu’on lui donne selon notre tradition d’appartenance. Ahmad (le très-loué), Christos (l’oint), Buddha (l’illuminé), Paramisvara (la personne suprême), Shen-Jen (l’humain optimal), autant de noms qui pointent vers un idéal de perfection dans la communion et la reconnaissance universelle.
« Tous » ne signifie pas un nivellement des différences, ni un effacement des spécificités, mais une concorde et une convergence vers un idéal commun, qui s’enrichit des différences et s’édifie des contrariétés. Enfin, « tous » inclut même Dieu dans la communion, dans la mesure où notre cœur doit d’abord s’ouvrir à l’accueil de Dieu pour pouvoir s’ouvrir authentiquement à l’accueil de l’autre.

Religion

La religion c’est d’abord la relation à Dieu, dans toutes les modalités dont elle est susceptible. Elle implique donc la reconnaissance de Son existence, la gratitude pour Ses bienfaits, et la résolution de Lui complaire. Elle est ce qui permet de vivre une vie juste, consciente et responsable, tout en cheminant avec méthode. Elle est pour les fidèles, dans son essence, une Révélation de Dieu. Mais elle est aussi une manière humaine, parfois trop humaine, d’organiser le lien au sens, au sacré et aux autres. Elle est foi et action, médiatisés par des préceptes. Elle est culte et éthique, c’est-à-dire relation à Dieu qui conditionne la relation à autrui. Par sa manière de symboliser le Mystère, elle offre un cadre d’orientation qui nous permet de nous retrouver dans le monde. Enfin, à ceux qui décident de se consacrer totalement et sans réserve à Dieu, si peu nombreux soient-ils, elle prescrit une méthode efficace pour purifier leur âme et s’élever à la communion spirituelle avec l’ensemble des créatures. Elle est la raison d’être fondamentale de l’humain, qui est de rendre grâces à Dieu par la pensée, la parole et l’action.

Amour

L’amour est un état sublime, de la plus haute importance pour la vie et la pensée, dont Dieu représente le sommet. Il est la nature divine dans ce qu’elle a de plus intime et à la fois de plus communicable. Il est la raison de la création des cieux et de la terre, et la raison de leur sauvegarde d’instant en instant. N’était « le souffle du Tout-Miséricordieux » (nafas al-Rahmân), tout s’effondrerait immédiatement dans le néant. Il n’est donc pas seulement un vague sentiment de complaisance, mais une force active, créatrice qui tourne Dieu vers l’humain et anime la réponse humaine à Dieu. Ainsi l’amour de Dieu, c’est-à-dire de l’être dans tout ce qu’il a d’évident et de mystérieux, de plaisant et de rebutant, est la condition préalable à tout amour authentique entre les créatures, et à tout accomplissement de soi véritable. Il convie à reconnaître l’autre dans son altérité, à le promouvoir dans sa singularité, à l’accompagner sans le contraindre. C’est l’élément qui soutient la justice et l’empêche de dégénérer en tyrannie, en ce sens il est ce qui maintient toute chose dans son juste milieu avec douceur et tendresse. Il est le sentiment fondamental, la racine dont tous les autres ne sont que des branches et des dérivés. Il est l’inspirateur des plus grands sacrifices rédempteurs, des dévouements héroïques, des endurances incroyables. Il est la Bonté divine omniprésente en acte. Il est la fin de toutes nos aspirations : aimer et être aimés dans la Vérité et l’Eternité.

Vie

La vie c’est d’abord l’énergie qui flue dans les êtres, les constitue et les anime. C’est la capacité de former un organisme (biologique ou social), et pour cet organisme de se mouvoir spontanément, de l’intérieur, par soi-même. Elle comporte donc une certaine notion d’autonomie, un pouvoir de se façonner selon une norme intrinsèque. Elle a autant d’extension que la création, sachant que le Souffle divin anime tout, même ce qui est en apparence inerte. Pour nous elle représente le cours de notre existence, de la naissance à la mort, ainsi que l’ensemble des péripéties qui viennent le remplir. Elle est faite de rencontres, d’épreuves, d’apprentissages. Elle est la courbe de formation de notre âme en quelque sorte. On la compare souvent à un chemin, une traversée, faite de cycles, de chutes et de relèvements, où contrariété et prospérité se succédent tour à tour. Fondamentalement elle est un don, un cadeau, notre existence dans la plénitude de ses dimensions, pas juste pensée, ou affect, ou volonté, ou événement – mais l’ensemble formé par leur développement au cours du temps. Elle est l’enjeu fondamental de notre passage ici-bas. Car le dernier jour, au moment où l’ange de la mort viendra réclamer notre âme, une seule question subsistera : « ai-je vécu ma vie bien ou mal ? »

Corps

Le corps est notre point d’insertion dans le monde, le centre d’où s’ouvre notre perspective sur le monde. Il est une entité ambigüe, sujet vis-à-vis du monde et des autres, objet vis-à-vis de notre intimité spirituelle, il est tout autant le véhicule de notre expression et le support de nos actions, que l’obstacle qui nous obsède ou la pesanteur qui nous alourdit. En ce sens il est l’aspect physique ou tangible de notre personnalité. En fait il traduit notre accord ou notre rupture avec notre disposition originelle, il parle quand les mots se taisent, il garde la mémoire de nos blessures, mais aussi de nos guérisons. Il possède une sorte d’autonomie avec laquelle nous devons négocier. Il est susceptible de révoltes que nous devons réprimer. Il est sujet à des mouvements aléatoires que nous devons organiser. Il dégage des forces que nous devons dompter. Il importe donc d’en faire un allié et non un ennemi, en lui accordant l’écoute qui lui est due, tout en lui imposant la discipline qui lui convient. Parce qu’il est borné dans sa nature, il impose une limite à notre puissance d’agir : mais c’est pour laisser place à celle d’autrui. Il est enfin une enveloppe temporaire que revêt l’âme dans son séjour sur terre, mais appelé à un renouvellement glorieux au jour de la Résurrection. Sa vocation est donc d’être spiritualisé pour devenir le véhicule transparent et efficace de l’expression de la personne. En ce sens il est susceptible de plusieurs degrés de raffinement, du corps grossier physique initial, au corps subtil spirituel final, en passant par le corps psychique astral intermédiaire.

Âme

L’âme est le principe vital qui anime toute la création, mais qui se révèle spécifiquement dans les êtres dits « vivants » (plantes, animaux, humains). Elle est un centre d’affection et d’initiative, le siège de puissances variées, comme la croissance, la nutrition, la perception, l’appétition. En ce sens on parle parfois « d’âme cosmique », qui relie et soutient toutes les âmes partielles. Chez l’humain elle est d’abord le don primordial de la vie pensante, et a comme vocation principale d’entrer en communion avec autrui et avec Dieu, tout en perfectionnant ses qualités. Elle a deux aspects, l’un tourné vers le temps et la multiplicité, qui lui permet d’actualiser son potentiel et d’éprouver ses capacités, l’autre tourné vers l’éternité, qui lui permet d’ancrer son identité et d’établir sa pérennité. Elle est essentiellement un lien, entre le temps et l’éternité, soi et autrui, action et passion. C’est elle qui est le siège du vécu, l’acteur du drame, le héros de l’aventure, avec tous les épisodes et les aléas que cela implique : états de doute ou d’espoir, foi ou incrédulité, blessure et guérison, etc. Elle est puissante et vulnérable à la fois. Enfin, elle est indéfiniment perfectible, c’est pourquoi il est dans sa nature primordiale (fitra) de chercher Dieu, c’est-à-dire de dévoiler le Sens, la Beauté, l’Amour que recèlent toutes choses. Dans son fonds propre, elle s’identifie à la conscience morale, et dans ce sens, si nous savons l’écouter, elle ne ment jamais, elle est la part la plus vraie de notre personne, notre for intérieur.

Esprit

L’Esprit c’est d’abord le souffle divin (rûh), c’est-à-dire sa diffusion en toutes choses comme principe de création, d’accompagnement et de perfection. En ce sens, il est le support des Paroles divines, envisagées chacune comme une créature particulière, et dans leur ensemble comme le grand Poème de la Création. En nous il est le principe de notre identité profonde, essentielle, notre point d’ancrage et d’enracinement en Dieu. Il est aussi le témoin intérieur silencieux et lucide, qui permet de comprendre, de relier, de discerner, sans se laisser emporter par l’émotion ni se braquer dans la rigidité. Il est aussi le vecteur des communications divines subtiles que nous recevons à chaque instant, comme il est celui de leur compréhension, dévoilant par-là les significations profondes de toutes choses. On parle de « spirituel », lorsqu’on envisage le plan le plus profond de l’existence, celui d’où provient et où converge le trésor essentiel de chaque créature, l’attribut divin qui lui est propre et qu’elle a vocation d’incarner.

Dieu

Dieu est l’alpha et l’oméga, le principe et la fin de toutes choses. Il est une Présence constante et une Intimité aimante. C’est pourquoi les chrétiens aiment à le désigner sous le nom de « Père », pour souligner sa proximité et sa bienveillance, ainsi que la piété filiale que nous lui devons. Sa présence nous accompagne et nous soutient, bien plus qu’elle nous contraint. Cet accompagnement est surtout un appel à répondre de nous-mêmes devant lui, sans peur et sans flatterie, mais dans l’authenticité d’un jugement à la fois intransigeant et bienveillant, dont la motivation primordiale est l’Amour. Ainsi Il est le Souffle inspirant qui nous invite perpétuellement à dépasser nos limites vers une plus grande perfection, à dépasser l’ego partiel pour affirmer le nous universel (iyyâka na’budu). Il est celui à qui nous devons une gratitude infinie, car il nous a comblé de tous les bienfaits, tellement que nous ne pouvons les dénombrer. S’Il conserve une part essentielle de Mystère pour notre raison limitée, Il se manifeste néanmoins à nous par Ses Qualités excellentes, comme l’Unicité, l’Amour, la Miséricorde, la Sagesse, la Primauté, la Finalité, l’Apparence, l’Occultation. Il est Celui qui garantit que notre existence à une signification, qui nous aide à la déchiffrer, et qui nous donne la force de la mettre en œuvre.  Quoiqu’Invisible, Il est Omniprésent, quoique Sublime, Il nous est plus intime que nous-mêmes. Bref Il est notre Tout et plus encore. Le reconnaître et L’adorer, puis agir en Son Nom pour promouvoir l’être et l’expression de toutes choses, sont les réquisits indispensables à celui qui aspire à faire de sa vie un succès couronné de gloire.

Immanence

L’immanence a une connotation positive ou négative, selon qu’elle signifie relation interne enrichissante ou une clôture limitante. Au sens neutre elle est simplement la présence d’une chose dans une autre, une sorte d’habitation qui se déploie dans les limites d’un espace défini. Ainsi on parlera de notre immanence en ce monde, comme de notre vie quotidienne, horizontale, où nous rencontrons choses et personnes. Négativement, elle est la vie dans ce bas-monde, considérée à l’exclusion de sa relation fondamentale au transcendant. En philosophie, il s’agit d’une doctrine ou d’une attitude d’esprit qui consiste à confiner l’activité et les espérances de l’âme dans les étroites limites du monde phénoménal et du temps biologique. C’est pourquoi l’on dit parfois que notre époque moderne est « sous le signe de l’immanence ». Positivement, elle est la Présence active et sensible de Dieu dans le monde, Sa pénétration en toutes choses, l’aspect sacré qu’elles revêtent lorsque nous savons les regarder avec l’œil de l’esprit. Présence intime de Dieu au cœur de toutes choses, elle se révèle dans les petits événements du quotidien, dans les rencontres imprévues, dans tous les accidents apparemment fortuits qui, tissés ensemble, forment la tapisserie grandiose de notre destinée.

Transcendance

La transcendance évoque un mouvement ou un état. C’est l’acte de dépasser où le statut de ce qui surpasse un ordre donné. On peut dire que c’est ce qui nous dépasse et nous élève tout en nous traversant. Ainsi elle est l’expression de notre rapport vertical à Dieu, non en tant qu’il pénètre toutes choses, mais en tant qu’Il les dépasse infiniment, et que par ce dépassement Il nous invite à Le suivre dans le surpassement de nous-mêmes, c’est-à-dire de nos résultats acquis, de nos certitudes bornées. Elle est la réserve de surprise et d’émerveillement que Dieu recèle pour nous attirer à Lui. Elle est à la fois le principe du mouvement ascensionnel de notre âme, et de la certitude qu’au terme de ce mouvement Quelqu’un de plus grand que nous nous attend avec amour. Ainsi elle nous rappelle que tout n’est pas sous notre contrôle, et qu’il existe un plus grand que nous : elle re-situe l’ego à sa juste place, malgré ses tendances à l’inflation, et lui enseigne l’humilité. Elle prévient l’enfermement dans l’immanence négative, elle est comme le ciel où se tourne le regard lorsqu’il cherche à se libérer du confinement des espaces restreints et utilitaires.  Enfin l’on peut envisager aussi une sorte de transcendance « horizontale », comme un mouvement par lequel on sort de son moi égocentrique pour se mettre à la disposition d’autrui, par l’écoute ou le dévouement.

Paix

La paix est un état de tranquillité intérieure, une stabilité intime qui permet de traverser toutes les tensions sans dévier de sa norme. Quand elle rayonne, elle teinte nos actions d’une sérénité profonde et communicative, et permet à toutes les relations de s’exercer sans contrainte. Elle met l’âme dans une disposition d’accueil envers toute chose et toute personne, tout en lui permettant de demeure alignée sur ses valeurs. C’est un état d’équilibre, où le corps, l’âme et l’esprit fonctionne de concert. Elle est souvent un concomitant de l’accomplissement. Elle est la patrie vers laquelle nous aspirons tous, au-delà des incompréhensions, des conflits et des guerres qui minent l’humanité. Elle est l’état final d’une âme réconciliée avec elle-même, avec le monde et avec son Créateur (an-nafs al-mutma’inna)